La Yole dans le Monde

Du néerlandais jol et du danois jolle, la yole est une embarcation légère, allongée et étroite. Elle est généralement propulsée par un aviron, mais peut l’être aussi à la voile.

Il existe différents types de yoles dans le monde :

Yole de rivière : Apparue au XIXe siècle, il s’agit d’une embarcation à l’aviron comportant un ou deux rameurs avec barreur, non-pontée. Depuis 1870, elles sont équipées d’un banc à coulisse.

Yole d’Aboville : Également appelée « yole 16 » (16 pieds), il s’agit de la première yole de mer. Construite en 1982 sous la houlette de Gérard d’Aboville, cette embarcation est équipée d’un banc coulissant pour un rameur et d’un siège passager moulé dans sa coque.

Yole de mer : Connue aussi sous le nom de « yole d’aviron de mer », cette embarcation moderne est fabriquée avec des bouchains ou des matériaux tels que le contreplaqué marine et la fibre de verre.

Yole de Bantry : Appelée aussi « yole 1796 », il s’agit de la réplique des embarcations de bois utilisées lors des guerres napoléoniennes au XVIIIe siècle. Elle se manœuvre soit à l’aviron, soit à la voile.

Yole de Ness : Inspirée des bateaux des pêcheurs des îles Shetland, cette embarcation est fine, légère et non-pontée Elle est propulsée à l’aviron, mais évolue aussi avec une voile. Elle comporte trois bancs de nage.

Yole des marais : Prisée dans l’ouest de la France, cette petite embarcation est propulsée à la pagaie ou à la perche.

Yole OK : Communément désigné comme « dériveur léger », il s’agit d’un voilier monotype de régate. Cette embarcation d’origine danoise est longue de 4 mètres et possède une coque à bouchais vifs. Elle est grée d’une seule voile (catboat).

La Yole Ronde de Martinique

Du côté de l’île aux fleurs, la yole caractérisée comme ronde est une embarcation légère, sans quille, sans lest et sans gouvernail. Elle est à faible tirant d’eau et comporte une à deux voiles. Elle est conçue selon un assemblage de planches ou bordés fixés horizontalement sur une ossature faite de membres (étrave, étambot, courbes, etc).

À l’origine, la yole était un outil de travail des pêcheurs martiniquais. Ils se servaient principalement du gommier (un arbre producteur de gomme; désignant également aux Antilles, le bateau traditionnel des indiens Caraïbes) pour tailler leurs embarcations. Mais au fil du temps, les gommiers rouges et blancs se firent plus rares dans les forêts de la Martinique. Alors, les marins pêcheurs martiniquais optèrent pour d’autres matières afin de fabriquer leurs navires. Dans les années 40, un charpentier de la commune du François se lança dans l’assemblage d’une yole à mi-chemin entre la yole européenne et le gommier des Caraïbes, qui sert de référence aux embarcations de nos jours. Elle possède des « bois dressés » sur les côtés sur lesquels la quinzaine d’équipiers est en rappel pour maintenir l’équilibre de l’embarcation et une godille à l’arrière.

Les voiles sont faites en nylon ou mylar et peuvent s’élever à 100 m2 de surface. Depuis 1994, les longueurs obligatoires homologuées pour toutes les yoles sont de 10,50m pour une grande, 6,30m pour un bébé et 4m pour une mini yole. Une règle imposée en compétition par la Fédération des Yoles Rondes de la Martinique.

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