Aéroport Aimé Césaire : Développement, Tourisme et sport

Quels sont les éléments qui justifient une extension de l’aéroport Aimé Césaire ?

L’aérogare a été construite en 1995 pour une capacité de 2 millions de passagers pour une répartition entre les vols longs courriers de l’après-midi et les vols régionaux.

Aujourd’hui les choses ont évolué. Nous avons une multiplication des liaisons avec l’Europe. Outre les compagnies qui desservent l’hexagone, nous avons des compagnies qui desservent l’Allemagne et la Belgique depuis peu. Et un développement sur les Etats-Unis et la Caraïbe.

De plus nous avons un développement de la croisière tête de ligne aujourd’hui, qui n’existait pas il y a 20 ans, notamment entre Décembre et Mars/Avril et surtout le samedi, une affluence supplémentaire d’avions qui fait que l’aérogare est aujourd’hui, sous dimensionnée.

Nous avons donc mis en place ce projet d’extension. La surface de l’aérogare actuelle est de 24 000m2, nous construisons 20 000m2 supplémentaires.

Avec ce développement, nous avons la volonté d’augmenter les surfaces commerciales, de créer de nouvelles boutiques.

Le troisième pilier de ce développement est l’évolution de la réglementation en matière de contrôle de bagages de soute. Les nouvelles machines que nous installerons dans l’aérogare pour être aux normes européennes sont beaucoup plus volumineuses, donc nous devons construire des surfaces supplémentaires pour les accueillir.

Nous allons améliorer les ressources.

La salle de livraison bagages était jusqu’alors saturée avec ses 3 tapis avec 4 à 6 vols certaines fois en même temps. Il faudra donc augmenter ce nombre tout en les mettant aux normes, construire plus de bornes d’enregistrement, améliorer le filtre de police départ et le contrôle de sûreté qui sont souvent saturé.

L’évolution du trafic et les nouvelles perspectives que nous souhaitons avoir, à savoir atteindre les 2,5 millions de passagers en 2025, nous ont amené à concevoir un nouveau projet d’extension de nos installations et de modernisation pour pouvoir absorber la croissance et accompagner le développement économique et notamment le développement touristique de la Martinique.

En quoi le tourisme sportif est-il un des axes d’attractivités du territoire Martinique ?

Outre le développement du tourisme classique, de séjour et tête de ligne, nous avons deux autres axes de développement importants, que sont la plaisance pour laquelle nous travaillons de concert avec le port de plaisance du Marin. Nous souhaitons emmener des clients pour faire de la plaisance. La plaisance est aussi un peu du sport !

D’une manière générale, tous les évènements sportifs et autres congrès constituent pour nous un axe stratégique de développement. Et les manifestations sportives qui amènent de l’affluence, et ce qu’elles que soient les événements, comme les CARIFTA GAMES qui se sont déroulés en Martinique il y a 3 ou 4 ans, et qui ont drainé plus de 900 athlètes de toute la Caraïbe qui sont venus sur notre île. Et donc pour nous, tout événement sportif qui fait venir du monde, comme le Tour Cycliste de la Martinique qui vient de se dérouler et qui fait venir des délégations de France, d’Europe, du Panama, de Guadeloupe, de la Guyane, etc. est une bonne chose pour nous car cela influe sur la fréquentation de l’aéroport.

Nous travaillons avec tous nos partenaires à créer des évènements ici pour faire venir des passagers.  C’est l’objectif de la SAMAC en tant que société qui gère cet aéroport. Notre stratégie est de tout mettre en œuvre pour développer notre trafic et ce, de toute nature.

L’aéroport a été décoré en vue du Tour des Yoles. Quel message souhaitez vous faire passer aux nouveaux arrivants ?

La yole – mais c’est aussi vrai pour toutes les compétitions, car il y n’a pas que le Tour des Yoles – est un produit unique au monde. Donc il faut le montrer au monde. C’est le sens du partenariat que nous avons avec la Fédération des Yoles Rondes.

Nous pensons que cela peut être un véritable produit touristique. Faire venir des gens de l’extérieur, des passionnés de voile, de la mer, venant des Etats-Unis ou de la Caraïbe pour assister ou participer au Tour des Yoles serait une réelle opportunité. Le matin, ils font une étape et découvrent nos villes étapes, par exemple.

La Yole est aujourd’hui un élément de notre patrimoine culturel extraordinaire. Nous devons le montrer au monde. Le message que nous souhaitons faire passer est de profiter de votre séjour pour suivre une étape, découvrir la Martinique, découvrir les richesses de nos villes, et ainsi contribuer au rayonnement du Tour des Yoles à l’extérieur.

Et je demande à la Fédération de tenir ce discours-là : la Yole et les courses de yoles peuvent être un élément extrêmement attractif pour la destination Martinique. Il faut promouvoir la Yole à l’extérieur de la Martinique, en Europe, en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et dans la Caraïbe.

C’est une vraie chance pour la Martinique d’avoir cette différenciation, c’est un produit unique au monde !

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